Les dispositifs de recrutement

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Contrat de professionnalisation, apprentissage, emplois d’avenir… Voici les différents dispositifs de recrutement dans le cadre de la formation professionnelle.

A l’initiative des entreprises et des demandeurs d’emploi, il existe différents dispositifs de recrutement dans le cadre de la formation professionnelle.

Le contrat de professionnalisation

L’objectif du contrat de professionnalisation est de favoriser l’insertion professionnelle des jeunes ou le retour à l’emploi des personnes de plus de 26 ans.

Il permet l’acquisition d’une qualification professionnelle reconnue par l’État (certifications enregistrées au RNCP) et/ou la branche professionnelle (voir la présentation des certificats de qualification professionnelle).

Le contrat peut prendre la forme d’un CDI ou d’un CDD de 6 à 24 mois, incluant une alternance entre les périodes de formation et les périodes de travail dans l’entreprise.

Les dépenses correspondantes n’impactent pas le budget plan de formation de l’entreprise : l’intégralité du financement du parcours de formation peut être assuré par l’Afdas, sur les fonds mutualisés réservés à la professionnalisation. Les entreprises bénéficient par ailleurs d’exonérations de charges et de niveaux de rémunération avantageux : les rémunérations minimales s’établissent, selon les cas, entre 55% du minimum conventionnel et le Smic.

Le chiffre
2239 contrats de professionnalisation ont débutés en 2016 dans les secteurs de la publicité et de la distribution directe. 

Pour aller plus loin

Le contrat d'apprentissage

Sur le même principe que le contrat de professionnalisation, le contrat d’apprentissage est un contrat de travail qui conjugue des enseignements théoriques en centre de formation et des périodes de formation en situation de travail, au sein de l’entreprise, dans le cadre d’un parcours aménageable et qui permet l’acquisition d’une qualification professionnelle reconnue.

Les différences avec le contrat de professionnalisation résident notamment dans :

  • les certifications éligibles : les formations doivent être dispensées dans un CFA (centre de formation d’apprentis)
  • les publics concernés
  • les modalités de réalisation (durées plus longues)
  • la rémunération, qui s’établit entre 25% et 78% du Smic, les exonérations de charges et les aides financières complémentaires

Pour aller plus loin

La préparation opérationnelle à l'emploi

Réservée aux demandeurs d’emploi (indemnisés ou non), et dans certains cas aux salariés, la Préparation opérationnelle à l’emploi (POE) leur permet de suivre une formation de 400 heures maximum, pour acquérir les compétences indispensables à leur embauche dans une entreprise. De toutes natures, les parcours de formation peuvent être adaptés aux problématiques de l’entreprise et du candidat, avec l’aide de l’Afdas.

La POE peut être mise en place :

  • Lors du processus de recrutement : la POE peut être proposée par Pôle emploi à l’employeur, lorsque ce dernier constate des besoins complémentaires de formation pour répondre aux exigences du poste.
  • A plus grande échelle, dans le cadre de politiques d’embauches au niveau d’une branche professionnelle. On parle alors de POE collectives.

À l’issue de la formation, le contrat de travail peut être conclu par l’employeur et le demandeur d’emploi. Il peut s’agir d’un CDD (de douze mois au minimum), d’un CDI ou d’un contrat de professionnalisation à durée indéterminée.

Côté financement, la prise en charge de Pôle emploi s’élève à 5 ou 8 euros par heure, jusqu’à une durée maximale de 400 heures. L’Afdas peut apporter une aide complémentaire jusqu’à 15 € par heure au total (en incluant la contribution de Pôle emploi), grâce au soutien du Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels (FPSPP).

Le chiffre

Une dizaine de POE, de 279 heures en moyenne, ont été financées par l’Afdas en 2016 dans le secteur de la publicité. Elles menaient à des métiers de commercial, rédacteur web, concepteur développeur informatique…

Pour aller plus loin